L’article en bref
Les Dolomites, massif du nord-est italien classé UNESCO, offrent des paysages exceptionnels entre lacs turquoise et sommets.
- Zones incontournables : Le Val Gardena avec 175 km de pistes, le Val di Funes et son église San Giovanni iconique, l’Alpe di Siusi sur 52 km² entre 1680 et 2350 mètres d’altitude
- Lacs emblématiques : Lago di Braies à 1495 mètres, Lago di Carezza aux eaux émeraude, Lago di Sorapis et son bleu turquoise laiteux accessible après 4h de randonnée
- Sommets et cols : Seceda à 2500 mètres avec vue exceptionnelle (34€ en téléphérique), Passo Pordoi à 2239 mètres, Tre Cime di Lavaredo à 2999 mètres
- Organisation pratique : Prévoir une semaine minimum, hébergement à Ortisei ou Cortina d’Ampezzo, arriver très tôt aux sites populaires, location de voiture recommandée depuis Venise
Je me souviens encore de mon premier séjour dans les Dolomites. En arrivant à l’aube au Lago di Braies, j’ai compris pourquoi ce massif enchantait tant les voyageurs. Les « monts pâles » se reflétaient dans l’eau turquoise, et je me suis dit qu’aucune photo ne pourrait jamais rendre justice à cette beauté naturelle. Depuis, je guide mes lecteurs vers ces sommets inscrits au patrimoine de l’UNESCO, et je partage avec vous ma passion pour cette région où la carte des Dolomites Italie révèle des trésors à chaque détour.
Située dans le nord-est de l’Italie, cette chaîne montagneuse s’étend principalement entre le Sud-Tyrol et la Vénétie. Le massif se déploie de l’Adige à la Piave, avec 18 sommets dépassant les 3000 mètres. Je vous recommande de prévoir au moins une semaine pour en découvrir l’essentiel, car chaque vallée mérite votre attention.
Comprendre la géographie des Dolomites pour mieux les chercher
Les zones incontournables sur votre carte
Lorsque je prépare un itinéraire pour mes lecteurs, je divise toujours la carte des Dolomites en plusieurs zones stratégiques. Le Val Gardena constitue un excellent point de départ, avec ses 175 kilomètres de pistes en hiver et 300 kilomètres de sentiers en été. Cette vallée abrite Ortisei, un village charmant à 1236 mètres d’altitude que j’apprécie particulièrement pour son atmosphère authentique.
Le Val di Funes représente selon moi l’essence même des Dolomites. Ses prairies vallonnées et l’église San Giovanni à Ranui offrent ce cadre de carte postale qui fait battre le cœur. J’y ai passé une soirée entière à photographier les montagnes, fasciné par les lueurs bleutées du petit jour transformées en incandescence au coucher du soleil.
L’Alpe di Siusi mérite une journée entière. Ce plateau s’étend sur 52 kilomètres carrés entre 1680 et 2350 mètres d’altitude. Je vous conseille d’y accéder par téléphérique depuis Ortisei dès l’ouverture à 8 heures, car la circulation automobile y est interdite entre 9 heures et 17 heures.
Les cols et sommets emblématiques
Sur votre carte, repérez le Passo Pordoi à 2239 mètres, le plus haut col routier du massif. La route SR48 qui y mène offre des panoramas époustouflants. Le Passo Sella à 2244 mètres constitue également un passage obligé, avec sa vue sur les Torri del Sella, cette montagne aux cinq sommets caractéristiques.
Seceda, à 2500 mètres, reste mon point de vue préféré. Ses trois pics acérés dominent le parc naturel Puez-Odle. Le téléphérique Val Gardena vous y conduit en 15 minutes depuis Ortisei pour 34 euros aller-retour. Je recommande toujours l’ascension matinale pour profiter de la lumière exceptionnelle.
Les lacs à ne pas manquer
Votre carte doit absolument inclure ces perles aquatiques. Le Lago di Carezza, à 1534 mètres, mérite son surnom de lac arc-en-ciel. Ses eaux émeraude scintillent dans un écrin de forêt d’épicéas. Le tour du lac ne prend que dix minutes, mais je vous conseille d’y consacrer bien plus de temps pour admirer les reflets changeants.
Le Lago di Sorapis, à 1925 mètres, arbore cette couleur bleu laiteux turquoise incroyable due à la poussière glaciaire. La randonnée de 10,4 kilomètres avec 200 mètres de dénivelé dure environ quatre heures. Arrivez très tôt, car le parking au Passo Tre Croci se remplit rapidement.
| Lac | Altitude | Particularité | Temps de visite |
|---|---|---|---|
| Lago di Braies | 1495m | Le plus photographié | 2-3h avec barque |
| Lago di Carezza | 1534m | Couleurs émeraude | 1-2h |
| Lago di Sorapis | 1925m | Bleu turquoise laiteux | 4h randonnée |
| Lago di Misurina | 1754m | Grand hôtel central | 1-2h |
Organiser votre itinéraire dans les Dolomites
Un circuit de cinq jours optimisé
Après avoir accompagné de nombreux voyageurs dans leurs préparatifs, je propose toujours ce parcours de 300 kilomètres. Le premier jour, je suggère Merano comme point de départ. Cette ville à 30 kilomètres au nord de Bolzano offre une transition douce vers l’univers montagnard.
Le deuxième jour combine trois sites majeurs : le Lago di Carezza le matin, Santa Maddalena avec son église iconique en milieu de journée, puis l’Alpe di Siusi en fin d’après-midi. Cette journée dense nécessite un départ matinal vers 7 heures.
La troisième journée se concentre sur Seceda et les cols panoramiques. Montez à Seceda dès l’ouverture du téléphérique, examinez Ortisei en milieu de journée, puis empruntez la SS242 vers le Passo Sella et la SR48 jusqu’au Passo Pordoi.
Les randonnées majeures à programmer
Le quatrième jour, je consacre toujours la journée entière au Lago di Sorapis. Cette randonnée de difficulté moyenne offre des paysages exceptionnels. Certains passages étroits demandent de la prudence, mais rien d’insurmontable pour un marcheur habitué.
Le cinquième jour culmine avec les Tre Cime di Lavaredo, emblème absolu des Dolomites. Ces trois rocs à 2999 mètres représentent l’image la plus célèbre du massif. Le péage pour rejoindre le parking coûte 30 euros pour une voiture. Si vous arrivez après 9h30 en août, le parking est complet et la route fermée. L’alternative consiste à monter à pied en trois heures ou prendre le bus en 15 minutes.
Depuis le refuge Auronzo à 2293 mètres, la randonnée continue jusqu’au refuge Lavaredo puis Locatelli. Ce parcours de huit kilomètres avec 230 mètres de dénivelé se fait en trois heures sur une large route en terre presque plate. La vue sur les Tre Cime depuis le Rifugio Locatelli à 2402 mètres justifie amplement l’effort.
Choisir vos hébergements stratégiquement
Concernant les logements, Ortisei et Cortina d’Ampezzo constituent les deux meilleures bases. Cortina d’Ampezzo, capitale des Dolomites avec 6200 habitants, se trouve au centre géographique du massif. Cette station olympique accueillera d’ailleurs les Jeux de 2026.
Voici mes recommandations d’hébergement selon les zones :
- Près du Lago di Carezza : le Gasthof Meierei offre un excellent rapport qualité-prix avec vue sur les montagnes environnantes
- À Santa Maddalena : l’Hotel Fines propose une authenticité remarquable dans un cadre préservé
- À Ortisei : l’Hotel Dolomiti Madonna combine confort moderne et charme traditionnel
- Pour une expérience unique : l’Hôtel Lago di Braies permet de dormir face au lac mythique
Optimiser votre visite selon les saisons
La météo dans les Dolomites reste imprévisible même en plein été. J’ai vécu des matinées ensoleillées transformées en averses torrentielles l’après-midi. Cette variabilité fait partie du charme de la montagne, mais nécessite une préparation adaptée.
En hiver, le domaine Dolomiti Superski regroupe 12 vallées et plus de 1000 kilomètres de pistes. Madonna di Campiglio, surnommée la Reine des Dolomites, propose 60 kilomètres de pistes et 20 remontées mécaniques. Le circuit Sellaronda autour du groupe du Sella représente un incontournable pour les skieurs.
L’été révèle une autre facette du massif. Les prairies se parent de fleurs, avec des tapis d’edelweiss et de campanules. Les plus de soixante via ferrata ouvrent leurs parcours d’avril à octobre. Ces chemins équipés de câbles et échelles, développés initialement par l’armée italienne, offrent des sensations fortes tout en restant accessibles. Des prestataires à Bolzano et Cortina d’Ampezzo organisent des sorties accompagnées.
Pour accéder aux Dolomites, l’aéroport de Venise se trouve à deux heures de route. Les compagnies lowcost desservent régulièrement cette destination. La location de voiture à l’aéroport facilite grandement vos déplacements, car les routes larges et bien entretenues permettent une conduite agréable. Depuis Lyon, comptez 800 kilomètres via Turin.
Préparer votre voyage dans les moindres détails
La région présente une particularité culturelle fascinante. Le Sud-Tyrol possède trois langues officielles : l’italien, l’allemand et le ladin. Chaque lieu porte deux noms, ce qui peut surprendre au début. Cette dualité s’explique par l’histoire : les Dolomites n’appartiennent à l’Italie que depuis 1919, après la chute de l’empire austro-hongrois. L’influence autrichienne reste très visible dans l’architecture et les traditions.
Les prix pratiqués méritent qu’on s’y attarde. Les téléphériques coûtent entre 18 et 34 euros l’aller-retour. Les parkings facturent généralement entre 1 et 10 euros la journée. Au Lago di Braies, le parking P2 coûte 5 euros. L’accès à l’église San Giovanni à Ranui demande 4 euros par personne, le terrain étant privé.
Je conseille toujours d’arriver très tôt aux sites populaires. Au Lago di Braies, au Lago di Sorapis et aux Tre Cime di Lavaredo, les foules affluent dès 9 heures en haute saison. Un départ à 6 heures vous garantit tranquillité et lumière photographique exceptionnelle.
La protection environnementale reste primordiale dans ce site UNESCO. Les huit grands parcs naturels couvrant 1600 kilomètres carrés veillent à préserver cette nature composée de pics, forêts et vallées. Les drones sont interdits dans la plupart des zones, notamment à Santa Maddalena. Respectez scrupuleusement les sentiers balisés et ne cueillez jamais les fleurs protégées.
Pour terminer votre journée en beauté, je vous recommande de goûter aux spécialités locales. La tome fraîche accompagnée du vin blanc du Tyrol crée un accord parfait. À Cortina d’Ampezzo, la pâtisserie Fiori prépare d’excellents sandwichs avec jambon et fromage locaux. Ces petits plaisirs gastronomiques ponctuent agréablement vos randonnées.
Les Dolomites m’ont profondément marqué lors de mes voyages. Cette palette de bleus et verts entre marine et jade clair se décline dans une dizaine de lacs, chacun avec son caractère unique. Les refuges à toit rouge jalonnent les sentiers, offrant réconfort et panoramas divins. Que vous choisissiez l’hiver pour le ski ou l’été pour la randonnée, ce massif vous réserve des émotions incomparables.
Pour approfondir vos connaissances sur l’histoire hôtelière européenne, consultez le wiki hôtel continental et le wiki des hôtels et bâtiments.

